Quelle est notre part d’ombre portée et pourquoi la fuit-on ? En tâtonnant dans le noir, on s’aperçoit que l’obscurité décuple l’imagination. Un arbre tortueux sur le chemin, une flaque d’eau gelée et éclairée par une lune lumineuse : tout devient plus intense, plus poétique. Les étendues sont plus vastes, les repères de lieu, de temps semblent abolis. Nos yeux s’habituent peu à peu, vont chercher à l’intérieur cette lumière enfouie, nécessaire, soulignent l’imaginaire, créent le contraste…

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