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La série Oiseaux de nuit sélectionnée par le monde de la photo pour les Zoom 2020

Le magazine Le Monde de la Photo à sélectionné la série « Oiseaux de nuit » pour la 11e édition des Zooms du Salon de la Photo !

Un grand merci à toutes la rédaction du Monde de la Photo et tout particulièrement à Vincent Trujillo pour sa sincérité et son « éloge » de la série que vous pouvez retrouver ci-dessous.

« Les oiseaux de nuit
Évoquer cette série photographique, c’est comme essayer d’écrire une anthologie de la liberté. Pas simple ! Au premier regard on est bousculé par le choix du format, de la contre-plongée, de la verticalité et de la composition des clichés – ces corps qui parfois s’estompent dans l’image pour mieux figurer le mouvement ou l’ivresse d’un vol suspendu – ces contrastes prononcés ou le parti pris systématique du contre jour… Rien n’est vraiment académique. On s’économiserait de nombreux maux de tête à expliquer un tel travail à un photographe débutant. Aucun dogme n’est absolument respecté. Et c’est toute la magie de cette série et le talent de Jacques Maton. Il ne faudrait pas croire que seul un hasard heureux puisse offrir cette alchimie entre des choix techniques audacieux, une esthétique monochrome et un sujet aussi spectaculaire soit-il. « Les oiseaux de nuit » s’inscrit dans l’émotion, celle d’une photographie capable de faire l’économie des mots. L’expliquer c’est déjà dénaturer son propos ; il n’y a qu’à voir et admirer. Le résultat est bluffant car dans cette digression totale, le photographe signe un travail puissant et remarquable. Il vous invite à voir le monde avec une légèreté, une grâce et un abandon sans limites. Saisir ainsi la sensation vertigineuse du vol et sa spiritualité est une prouesse. Et jacques Maton l’a fait avec brio. L’homme devient oiseau, mais quel oiseau ? L’oiseau qui pense, l’aigle plus l’âme… disait Victor Hugo. » – Vincent Trujillo (Le monde de la Photo)

Si vous souhaitez voter pour les oiseaux de nuit c’est par ici

Cette 11e édition des Zooms du Salon de la Photo est présidé par la photographe Jane Evelyn Atwood.

Douze rédacteurs en chef ou directeurs de rédaction de la presse photo (Fisheye, Réponses Photo, de l’air, Polka, Photo, Phototrend, Le Monde de la Photo, Photographie.com, Les Numériques, Figaro Magazine, Compétence Photo, Le Monde) ont désigné chacun un photographe professionnel « émergent » (français ou installé en France), un vrai coup de cœur pour un talent encore peu connu ou pas assez reconnu. Une exposition de 10 photos des 2 lauréats sera organisée au Salon de la Photo 2020. Ils auront, par ailleurs, l’opportunité de montrer leurs travaux en février 2021 au salon CP+ de Yokohama, partenaire du Salon de la Photo depuis plusieurs années. De même, les 2 gagnants japonais des « Zooms CP+ Editors’ Photo Award et Public Award » de 2020 seront eux aussi exposés au Salon de la Photo à Paris. Et, comme l’année dernière, les amoureux français et japonais de la photographie pourront voter pour désigner les vainqueurs des concours de chacun des deux pays.

Afin d’encourager et de mettre en valeur la profession de photographe, le Salon de la Photo a initié en 2010 « LES ZOOMS », deux prix qui sont décernés, l’un par le public, l’autre par la presse spécialisée photo. Résultats le 6 octobre 2020.

publication

Le monde de la photo publie dans son numéro du mois de juin 2019, dans la rubrique Grand format, 10 pages consacrées à ma série « Oiseaux de nuit ».
« Oiseaux de nuit par Jacques Maton : Finaliste du concours organisé lors de la dernière édition du Vincennes Images Festival, en 2017, Jacques Maton nous avait impressionnés avec sa série noir et blanc, tout en verticalité. Alors que l’édition 2019 du VIF aura lieu fin mai, nous avons souhaité mettre à l’honneur ce coup de cœur photographique » – le Monde de la photo de juin 2019 – Benjamin Favier

onde sur la peau

« Je me suis retourné et quelque chose avait changé, un je-ne-sais-quoi dans l’atmosphère qui d’un coup vous étreint, vous stoppe net. Une urgence vitale et l’espoir du geste qui sauve. J’ai volé mon courage à demain, et je l’ai regardé : il était là, majestueux de pureté, ou…peut-être figé par la peur que ce regard que je lui offrais enfin, ne sache plus Voir. Il était entré en azurage avec une lenteur qui anéantit la perception: les modifications sont alors si infimes qu’elles interdisent à l’œil de les détecter. Il faut attendre la vibration, l’onde sur la peau… Et c’était maintenant.
La transformation s’achevait là et à mes sens réanimés, il criait désormais la couleur de son désir : Blanc. »

Extrait d’un travail en cours sur un ouvrage texte et photographies.

oiseaux de nuit

Vincennes Images Festival
Edition 2017 sur le thème « En mouvement »
Deuxième prix pour la série Oiseaux de nuit.

elle

Quelques lignes, à celle qui sait si bien poser ses textes sur mes photographies. Elle, qui un jour, est venue s’inscrire à un atelier de photographie que je dispensais. Elle, qui est à mes cotés, qui m’accompagne et qui sait trouver les mots justes dans les moments de doute. Elle, elle qui a écrit tous ces poèmes que vous pouvez lire sur ce site. Alors c’est vrai que les séries photographiques sont plus souvent accompagnées d’un texte réalisé par l’artiste et qui décrit le pourquoi du comment, l’intention. J’ai préféré rester dans la poésie des mots et des photographies et vous laisser imaginer ce que pourrait être, ce pourquoi ou ce comment. Elle est mon premier public, elle est la petite voix qui m’accompagne quand je fais mes images.
Et puis, elle, elle a fait aussi un petit recueil de ces poésies, et d’autres. J’en profite donc pour vous déposer en dessous le lien pour y accéder.
39 – c.sand Poésie (broché) – ed. bod

publication

Portrait de l’artiste Peintre Toussaint Mufraggi, dans son atelier.

boarding gate

Exposition : boarding gate Vernissage le 15 février 2015 – Villa Isabelle

Jacques Maton a donné libre cours à son goût pour la poésie, pour le voyage et a su trouver les justes équilibres entre ombres et lumières. Quel que soit le décor, le parti pris assumé reste identique. L’aéroport cesse d’être un endroit ordinaire formaté par des temps d’attente, des histoires de transit ou des passages obligés. Il possède, par définition, une ampleur internationale. Le principe s’applique au choix des motifs. L’artiste conçoit la photo, en nomade et au-delà des frontières. Il a arpenté les terminaux (Honk- Kong, Doha, Roissy, Orly…), emboîté le pas des voyageurs en instance de départ ou à peine débarqués sur terre. Le mouvement l’a entraîné du côté d’escalators, de couloirs sans fin et de halls. La vue imprenable sur la piste est de mise depuis de grandes baies vitrées. L’aérogare tolère volontiers les regards plongeants depuis des espaces haut-perchés. C’est une manière de donner plus de visibilité à l’avion, de rapprocher du voyage et de dépayser dans le même élan.

Dans cet univers, l’effervescence est bannie et la diversité éclipsée. Jacques Maton se dégage de la foule, décrète des solitudes et saisit des chaises vides. Seules quelques silhouettes vagues ou bien alignées tiennent le haut de l’affiche. L’artiste a sa méthode. Il fixe des équivoques et correspond « à des vides qui sont pleins et à des pleins qui se reflètent d’ombre et d’ambre. Je vois deux personnes posées sur un nuage et je m’assieds près d’elle », confie-t-il.

L’art et le documentaire

À d’autres moments, les photos feront miroiter toute une société de consommation. C’est aux boutiques de luxe, en enfilade, de produire des effets subtils et des effets de mode aussi. L’idée du centre commercial a été rapatriée en bordure du tarmac. Il se produit désormais d’autres tensions, d’autres frictions. Le lèche-vitrines devient ainsi aussi palpitant que les perspectives de prendre l’air à bord d’un long courrier.

On se grise de shopping, d’élégance et on sort des règles de l’art du voyage. L’état d’esprit observé à Honk-Kong se maintient à Doha, à Orly. Il participe à l’élaboration de standards et rejoint du même coup quelques utopies ratées. On a rêvé l’aéroport comme « un lieu de rencontres, de culture, d’échanges entre les différents peuples qui s’y croisent », selon l’artiste. On n’y a pas réussi. « Au lieu de cela, il est une vitrine de la consommation, sans identité, uniformisant chaque pays », poursuit-il. Quoi qu’il en soit, les émotions poétiques trouvent matière à se réveiller comme « les regards singuliers ». Car les « immenses complexes impersonnels où les gens se croisent sans se voir » cumulent les motifs géométriques qui se combinent de mille manières, font l’éloge de la lumière et métamorphosent la transparence en idée fixe.

En même temps, l’atmosphère y est un peu solennelle, un peu sacrée aussi. Les images de Jacques Maton s’harmonisent avec l’ensemble spatial et émotionnel. Elles sont très belles, et très pures. Elles demeurent fidèles au parcours de l’artiste. D’autres histoires plus intimes, plus personnelles se greffent sur les « boarding gates ». Elles ramènent à la force artistique et vitale qui se dégage d’un élan. L’enjeu pour Jacques Maton est de saisir les séquences « au gré de ses rencontres et des errances », de donner à percevoir « le mystère et le voyage ». Le parti-pris a fonctionné, entre autres, dans des univers aquatiques, auprès des enfants d’un orphelinat de Saïgon. La composante artistique mais aussi documentaire est forte. Le photographe procède à la frontière entre journalisme et photographie d’art. Il s’est montré curieux de « réinterpréter la réalité et de redécouvrir la poésie du quotidien en révélant la dimension sensuelle et humaine des sujets ». Mission réussie.

V. Emmanuelli – Corse matin

édition

Testi mori, photographie d’une sociétéÉdition A. Piazzola (25€)

Testi Mori Photographie d’une société. A travers le portrait – photo+texte – d’une quarantaine d’insulaires toutes générations confondues, et de quelques thèmes et figures historiques, se déploie l’ambition de portraiturer la société corse. D’une écriture libre, l’auteur s’y attache à travers le prisme de quinze ans d’expérience de vie et d’évolution en Corse, où les personnes auxquelles se noue son destin, lui permettent d’y prendre place et sont l’illustration de l’ouverture et de la diversité de la population insulaire. Des aventures personnelles qui croisent celle d’un nouveau venu. «En France j’étouffe, ici, sur l’île de Beauté, il y a des problèmes mais il semble possible de s’impliquer pour faire bouger les lignes – il y a une humanité palpable, une échelle humaine et cosmique à la fois qui est la véritable richesse de cette îlot Pas-que-beau». La Corse est une île qu’on montre du doigt. Mais à la regarder de plus près, c’est elle qui montre de son doigt cap corsin la France, pointé vers l’anus niçois en serait-elle un étron délaissé ? 230 ans que l’Etat la laisse mariner dans sa merde. Et qu’elle tire la chasse d’eau pour la voir couler. Combien de temps encore allons-nous jouer aux petits hommes noirs la tête ceinte d’un rouleau de PQ blanc ? Que l’île est un grand Castelluccio ? Qu’il n’y a rien à y comprendre. La politique du fatalisme. Des îles comme autant d’illusions. Un roman anthropométrique – de l’île, de ses habitants, sur un fil rouge autobiographique d’un Persù où à travers quelques mots clefs et quelques mots-valises, loin de faire (ses) bagages, se dégage un attachement profond à la Corse – quitte à se battre pour cette appartenance élective.
photographies de J. Maton, textes de H. FJ Rolland

publication

Magazine Terra Corsa – numéro de janvier 2010. Dossier sur « Le climat ».