frères d’ardennes

Sans cinéma, je vous écris
aujourd’hui, mes frères d’Ardennes, cette richesse,
qui vous échappe parfois,
mais au profit d’une humilité,
nulle part ailleurs rencontrée.
Les deux jambes que vous avez forgées, sur ces routes au sud,
d’une infinie rectitude,
m’ont offert le plus court chemin
vers tous mes possibles.
Je me souviens avoir parcouru,
fébrile,
ces lignes droites entourées de liberté.
Écrit le scénario du road-movie
d’une vie tenant à plusieurs fils :
Des racines.

De la demoiselle au bord de l’étang
du même nom, il reste…

le vert sauvage
et la libellule,
le cri d’amour des grenouilles,
et la pluie qui nourrit

Ma terre de poésie

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