anthropisation

ces routes tracées à l’équerre
qui menaient à l’infini d’hier
je les ai si souvent parcourues
comme j’ai si souvent admiré
la lumière des foins coupés
sur mon esprit mis à nu
par le nombre des années
je regardais se former
les interminables sillons
de mes chants labourés
trop loin de la luzerne et du blé
alors…lorsque j’ai croisé cet aviateur
à mille milles de mes terres habitées
je n’ai pas résisté à lui chuchoter :
s’il vous plaît…
dessine-moi un horizon

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